DIAGNOSTIC IMMOBILIER

Maison, appartement, immeuble ou local commercial, un bien immobilier n’est jamais une simple surface : c’est un ensemble de structures, de réseaux, d’équipements et d’interactions techniques. Le diagnostic immobilier consiste à analyser cet ensemble selon un cadre réglementaire précis, afin d’identifier l’état réel des ouvrages, des installations et des risques associés. Il ne s’agit pas d’une formalité administrative, mais d’un contrôle technique normé destiné à sécuriser juridiquement la transaction et à fournir une lecture claire de la situation du bien au moment du constat.

DPE 2027 : nouvelles règles, énergies renouvelables et mention A0, ce qui va changer pour les propriétaire

 

DPE 2027 : nouvelles informations énergétiques, énergies renouvelables et mention A0 pour les bâtiments

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) connaîtra une nouvelle évolution majeure à partir du 1er janvier 2027. Au-delà de la modification du coefficient de conversion de l'électricité, les rapports intégreront de nouvelles informations sur les énergies renouvelables, les systèmes de chauffage et la performance énergétique des bâtiments. Parmi les principales nouveautés figure la mention A0, destinée à identifier certains bâtiments considérés comme à émissions nulles. Une réforme issue des exigences européennes qui pourrait modifier la manière dont les propriétaires, acquéreurs et professionnels de l'immobilier interprètent les performances énergétiques des logements.

DPE 2027 : pourquoi le diagnostic de performance énergétique évolue-t-il encore ?

Depuis sa réforme de juillet 2021, le Diagnostic de Performance Énergétique occupe une place centrale dans le secteur immobilier français. Initialement conçu comme un outil d'information sur les consommations énergétiques des bâtiments, il est progressivement devenu un élément déterminant pour la vente, la location et la rénovation des logements.

Son classement, établi de A à G, permet d'apprécier la performance énergétique conventionnelle d'un bâtiment et ses émissions de gaz à effet de serre. Il intervient également dans plusieurs obligations réglementaires, notamment celles concernant les logements considérés comme énergétiquement indécents.

À compter du 1er janvier 2027, le DPE franchira une nouvelle étape.

L'arrêté du 11 juin 2026, pris pour adapter la réglementation française à la directive européenne 2024/1275 sur la performance énergétique des bâtiments, prévoit plusieurs modifications du contenu des diagnostics.

L'objectif est d'enrichir les informations disponibles sur les bâtiments, en accordant notamment une place plus importante aux énergies renouvelables, aux caractéristiques des équipements et à la capacité des installations à s'adapter aux évolutions du système énergétique.

Cette réforme s'inscrit dans une politique européenne visant à améliorer progressivement la performance du parc immobilier et à réduire sa dépendance aux énergies fossiles.

Contrairement à une simple modification des seuils de classement, les nouvelles dispositions concernent également la nature des informations présentées dans les rapports.

Le DPE de 2027 ne se limitera donc plus à présenter les consommations conventionnelles, les émissions de gaz à effet de serre et les recommandations de travaux : il devra intégrer de nouveaux indicateurs destinés à mieux caractériser le fonctionnement énergétique du bâtiment. Légifrance

La mention A0 : une nouvelle distinction pour les bâtiments à émissions nulles

Parmi les évolutions les plus significatives figure l'apparition de la mention A0, destinée à identifier certains bâtiments considérés comme à émissions nulles au sens de la réglementation.

Cette nouveauté pourrait susciter des interrogations chez les propriétaires habitués au classement traditionnel allant de A à G.

Faut-il désormais considérer qu'un logement peut obtenir une classe supérieure à A ? La mention A0 remplace-t-elle les étiquettes énergétiques existantes ?

La réponse est non.

La réglementation prévoit une mention complémentaire, attribuée uniquement aux bâtiments respectant des conditions précises.

Pour les DPE établis selon la méthode 3CL-DPE 2021, le bâtiment ou le logement doit notamment être classé A ou B.

Il doit également utiliser exclusivement les sources énergétiques autorisées par la réglementation : énergies renouvelables produites sur site ou à proximité, électricité ou énergie provenant d'un réseau de chaleur ou de froid considéré comme efficace.

Enfin, aucune installation de chauffage ou de production d'eau chaude sanitaire ne doit être susceptible d'utiliser des énergies fossiles sur site ou à proximité.

Ces conditions sont cumulatives.

Ainsi, une maison classée A, équipée d'une chaudière fonctionnant au gaz naturel, ne pourra pas bénéficier de la mention A0 dans les conditions prévues pour la méthode 3CL, même si ses consommations conventionnelles sont particulièrement faibles.

À l'inverse, une habitation classée A ou B, disposant d'équipements énergétiques compatibles avec les exigences réglementaires, pourra potentiellement obtenir cette mention.

Il est important de préciser que la mention A0 ne signifie pas nécessairement que le bâtiment ne consomme aucune énergie ou que ses émissions sur l'ensemble de son cycle de vie sont absolument nulles.

Il s'agit d'une qualification réglementaire répondant à des critères déterminés, et non d'une absence physique de toute consommation ou de toute émission.

Cette distinction évite de confondre la notion réglementaire de bâtiment à émissions nulles avec celle d'un bâtiment totalement autonome en énergie. Légifrance

Les panneaux photovoltaïques et les énergies renouvelables seront-ils mieux valorisés dans le DPE ?

L'une des principales nouveautés de 2027 concerne la présentation des énergies renouvelables utilisées ou produites par les bâtiments.

Jusqu'à présent, le DPE intégrait déjà certains équipements renouvelables dans ses calculs, notamment les pompes à chaleur, les installations solaires thermiques et les systèmes photovoltaïques, selon les règles de la méthode conventionnelle.

La réforme ne constitue donc pas une première prise en compte de ces technologies.

En revanche, elle prévoit une présentation plus détaillée de leur contribution énergétique.

Les futurs rapports devront notamment faire apparaître la quantité totale d'énergie renouvelable produite sur site, exprimée en kilowattheures, ainsi que la production correspondant aux différentes sources renouvelables présentes.

Ils devront également présenter la part de cette production rapportée à la consommation totale d'énergie finale du bâtiment.

Cette évolution permettra de mieux distinguer les bâtiments qui utilisent uniquement de l'énergie provenant des réseaux de distribution de ceux qui disposent de systèmes de production renouvelable.

Prenons l'exemple d'une maison individuelle équipée de panneaux photovoltaïques.

Une installation solaire peut produire de l'électricité destinée à être consommée directement dans le logement ou injectée dans le réseau public.

Le nouveau DPE permettra de présenter plus explicitement la production renouvelable associée à l'installation, selon les modalités de calcul réglementaires.

Cependant, il faut distinguer trois notions : la production totale d'électricité photovoltaïque, la part effectivement autoconsommée et la contribution retenue dans le calcul conventionnel du DPE.

Ces valeurs ne sont pas nécessairement identiques.

La présence de panneaux photovoltaïques ne garantit donc pas automatiquement une amélioration du classement énergétique.

L'incidence sur le DPE dépendra toujours des règles de calcul applicables, des caractéristiques de l'installation et des consommations conventionnelles du bâtiment.

Cette précision est particulièrement importante pour les propriétaires envisageant l'installation de panneaux solaires dans le seul objectif d'améliorer leur étiquette énergétique. Légifrance

Pompes à chaleur, chauffage au bois et solaire thermique : quels équipements seront concernés ?

Les nouvelles dispositions ne concernent pas uniquement les installations photovoltaïques.

L'arrêté du 11 juin 2026 prévoit une identification spécifique des équipements installés à demeure qui utilisent ou produisent des énergies renouvelables.

Les pompes à chaleur, les systèmes géothermiques, les chauffe-eau thermodynamiques, les équipements solaires thermiques et les installations de chauffage au bois figurent notamment parmi les dispositifs concernés.

Les raccordements à certains réseaux de chaleur ou de froid efficaces, les éoliennes et les systèmes de cogénération sont également prévus par les textes.

Cette évolution permettra de mieux présenter la diversité des solutions énergétiques utilisées dans les bâtiments.

Une pompe à chaleur, par exemple, utilise de l'électricité pour transférer de la chaleur provenant de l'air, du sol ou de l'eau vers le logement.

Son fonctionnement repose donc sur une combinaison d'énergie électrique et d'énergie prélevée dans l'environnement.

De même, un chauffe-eau thermodynamique utilise une pompe à chaleur pour produire de l'eau chaude sanitaire, tandis qu'un système solaire thermique exploite directement le rayonnement solaire.

Le nouveau rapport permettra de mieux identifier ces contributions, selon les méthodes de calcul définies par la réglementation.

Pour les propriétaires, cette présentation enrichie pourra faciliter la compréhension des équipements présents dans leur habitation.

Elle ne devra toutefois pas être interprétée comme une mesure directe de leur rendement réel ou de leur production effective sur une année donnée.

Le DPE demeure une évaluation conventionnelle, fondée sur des hypothèses et des paramètres réglementaires.

Le DPE 2027 donnera-t-il des informations sur la durée de vie des équipements ?

Autre évolution importante : les futurs diagnostics devront intégrer une évaluation de la durée de vie restante du système de chauffage et, lorsqu'il existe, du système de climatisation.

Cette nouveauté présente un intérêt particulier pour les acquéreurs immobiliers.

En effet, deux logements présentant des performances énergétiques comparables peuvent disposer d'équipements très différents en matière d'ancienneté, de technologie et de perspectives de remplacement.

Une maison équipée d'une chaudière ancienne peut nécessiter des investissements à moyen terme, même si son classement énergétique reste relativement satisfaisant.

À l'inverse, une habitation récemment équipée d'une pompe à chaleur peut présenter une situation technique différente.

L'information relative à la durée de vie restante pourra donc compléter l'analyse énergétique du bâtiment.

Il faudra néanmoins distinguer une estimation conventionnelle de la durée de vie d'un équipement d'une expertise portant sur son état réel.

Une chaudière de vingt ans peut encore fonctionner correctement, tandis qu'un appareil beaucoup plus récent peut présenter une défaillance prématurée.

L'âge d'un équipement ne permet pas, à lui seul, de déterminer sa date de remplacement.

Le DPE ne constitue pas un contrôle de maintenance, une expertise mécanique ou une garantie de fonctionnement des installations.

Cette nouvelle information devra donc être interprétée comme un indicateur complémentaire, et non comme une certification de l'état technique des appareils.

Pourquoi le nouveau DPE s'intéressera-t-il à la flexibilité des consommations électriques ?

La réforme de 2027 introduit également une notion encore peu connue du grand public : la flexibilité énergétique.

Cette notion désigne la capacité d'un bâtiment ou de ses équipements à adapter certaines consommations en fonction de signaux extérieurs.

L'objectif est notamment de permettre une meilleure coordination entre les besoins électriques des bâtiments et les capacités du réseau de distribution.

Prenons l'exemple d'un logement équipé d'un système de chauffage électrique programmable.

Selon ses caractéristiques, ce système peut permettre de décaler ou de moduler certaines consommations, tout en maintenant des conditions de confort adaptées.

Le même principe peut concerner certains systèmes de production d'eau chaude sanitaire ou des équipements pilotables.

À l'échelle du réseau électrique, cette capacité d'adaptation présente un intérêt croissant avec le développement des énergies renouvelables et l'évolution des usages électriques.

L'arrêté du 11 juin 2026 prévoit ainsi que le DPE comporte une information sur la capacité du bâtiment à réagir à des signaux externes et à adapter sa consommation énergétique.

Cette disposition ne signifie pas que tous les logements devront obligatoirement être équipés d'un système domotique ou d'un dispositif de pilotage intelligent.

Elle prévoit l'intégration d'une information complémentaire sur les possibilités de flexibilité énergétique.

Pour les propriétaires, il sera donc utile de conserver les caractéristiques techniques des équipements de programmation et de régulation installés dans leur logement.

Les systèmes de chauffage à basse température seront-ils davantage pris en compte ?

Les nouveaux diagnostics devront également comporter une information relative à la capacité des systèmes d'émission et de distribution de chaleur à fonctionner à basse température ou à des températures permettant une meilleure efficacité énergétique.

Cette évolution concerne notamment les installations de chauffage central.

Le fonctionnement d'un réseau de radiateurs dépend de plusieurs paramètres : la température de départ de l'eau, le dimensionnement des émetteurs, les besoins thermiques du bâtiment et les caractéristiques du générateur.

Certains équipements, comme les planchers chauffants hydrauliques, sont généralement conçus pour fonctionner avec des températures d'eau relativement basses.

D'autres installations, notamment certains réseaux anciens équipés de radiateurs, peuvent nécessiter des températures plus élevées pour couvrir les besoins de chauffage.

Cependant, un réseau de radiateurs ancien n'est pas nécessairement incompatible avec un fonctionnement à basse température.

Sa capacité dépend notamment de la surface d'échange des émetteurs et des déperditions thermiques du bâtiment.

Cette distinction est particulièrement importante dans le cadre du remplacement d'une chaudière par une pompe à chaleur.

En effet, les performances d'une pompe à chaleur peuvent varier sensiblement selon la température d'eau nécessaire au fonctionnement du circuit de chauffage.

La nouvelle information prévue dans le DPE pourra donc contribuer à mieux identifier les caractéristiques énergétiques des installations existantes.

Elle ne remplacera toutefois pas une étude de dimensionnement thermique lorsqu'un propriétaire envisage de modifier son système de chauffage.

Ventilation et étanchéité à l'air : une présentation plus détaillée des déperditions thermiques

La réforme introduit également une modification technique concernant la présentation des déperditions liées au renouvellement de l'air.

Dans un bâtiment, les pertes thermiques ne proviennent pas uniquement des murs, des fenêtres, des planchers ou des plafonds.

Une partie des déperditions résulte également du renouvellement de l'air intérieur.

Il convient cependant de distinguer la ventilation organisée, destinée à assurer une qualité d'air satisfaisante, des infiltrations parasites provoquées par les défauts d'étanchéité de l'enveloppe.

Ces phénomènes répondent à des mécanismes différents.

La ventilation permet d'évacuer l'humidité et les polluants intérieurs, tandis que les infiltrations incontrôlées peuvent provoquer des pertes de chaleur supplémentaires et des sensations d'inconfort.

L'arrêté du 11 juin 2026 prévoit une distinction plus explicite entre les déperditions liées à la ventilation et celles associées à l'aération et aux défauts d'étanchéité.

Cette modification concerne la présentation des composantes du renouvellement d'air dans la méthode réglementaire.

Elle ne doit pas être interprétée comme l'introduction systématique d'une mesure physique de l'étanchéité à l'air lors de chaque DPE.

Le diagnostiqueur continuera à appliquer les règles conventionnelles prévues par la méthode en vigueur.

Pour les propriétaires, cette distinction permettra néanmoins de mieux comprendre les différentes origines des pertes thermiques associées au renouvellement de l'air.

Les maisons anciennes de l'Eure seront-elles mieux évaluées avec le DPE 2027 ?

Dans l'Eure et plus largement en Normandie, le parc immobilier comprend de nombreuses constructions anciennes présentant des caractéristiques thermiques particulières.

Maisons en briques pleines, bâtiments en pierre, constructions à pans de bois, murs composites ou habitations ayant fait l'objet de rénovations successives : ces bâtiments peuvent présenter des comportements thermiques très différents de ceux des constructions contemporaines.

La question de leur évaluation énergétique constitue donc un sujet important.

Cependant, il serait inexact d'affirmer que la réforme de 2027 permettra automatiquement de mieux valoriser tous les matériaux anciens.

Les nouvelles dispositions concernent principalement l'enrichissement des informations réglementaires, la présentation des énergies renouvelables, certaines caractéristiques des équipements et plusieurs indicateurs complémentaires.

Elles ne constituent pas une refonte générale de la méthode de calcul des caractéristiques thermiques des murs anciens.

La composition des parois, les résistances thermiques, les surfaces déperditives, les ponts thermiques et les autres paramètres conventionnels continueront à jouer un rôle déterminant.

Une maison ancienne construite en brique pleine, par exemple, peut présenter une inertie thermique importante tout en conservant des déperditions élevées si ses murs ne disposent pas d'une isolation suffisante.

De même, une construction à pans de bois peut présenter des caractéristiques variables selon la nature de ses remplissages, son état de conservation et les travaux réalisés.

Dans ces situations, la qualité des informations recueillies lors de la visite demeure essentielle.

Les factures de travaux, les justificatifs d'isolation, les caractéristiques des menuiseries et les documents techniques des équipements peuvent permettre de renseigner plus précisément certains paramètres du diagnostic.

La réforme de 2027 ne supprimera donc pas la nécessité d'une analyse rigoureuse du bâtiment et de ses caractéristiques constructives.

Quels documents préparer avant la réalisation d'un DPE en 2027 ?

Avec l'enrichissement des informations réglementaires, la préparation de la visite du diagnostiqueur prendra une importance particulière.

Pour les propriétaires, il sera utile de rassembler les documents permettant d'identifier précisément les équipements installés et les travaux réalisés.

Les factures d'installation ou de remplacement du chauffage, les notices techniques des pompes à chaleur, les caractéristiques des systèmes photovoltaïques et les justificatifs relatifs à la production d'eau chaude sanitaire pourront notamment présenter un intérêt.

Les documents concernant les dispositifs de régulation, les systèmes de programmation et les équipements de climatisation pourront également contribuer à la description des installations.

Pour les bâtiments ayant bénéficié de travaux d'isolation, les factures mentionnant les matériaux utilisés, leur épaisseur et leurs performances thermiques restent particulièrement importantes.

En l'absence de justificatifs suffisants, certaines caractéristiques doivent être déterminées selon les règles conventionnelles prévues par la méthode réglementaire.

Ces règles peuvent conduire à retenir des valeurs différentes de celles correspondant aux caractéristiques réelles du bâtiment lorsque celles-ci ne peuvent pas être établies.

La préparation documentaire ne garantit donc pas une meilleure classe énergétique, mais elle peut contribuer à une évaluation plus précise et mieux justifiée.

Le DPE 2027 sera-t-il plus fiable que les diagnostics précédents ?

L'ajout de nouvelles informations constitue une évolution du contenu réglementaire du diagnostic.

Il ne faut cependant pas confondre richesse des informations et précision absolue de l'évaluation.

Le DPE reste fondé sur une méthode conventionnelle qui vise à comparer les performances énergétiques des bâtiments dans des conditions normalisées.

Les consommations calculées peuvent donc différer des consommations réelles des occupants, notamment en raison des habitudes de chauffage, des températures intérieures, des périodes d'occupation et des conditions météorologiques.

De même, la fiabilité des résultats dépend de la qualité des données d'entrée, de leur justification et de la bonne application de la méthode réglementaire.

Les nouveaux indicateurs relatifs aux énergies renouvelables, à la durée de vie des équipements ou à la flexibilité énergétique apporteront des informations complémentaires.

Ils ne transformeront pas pour autant le DPE en expertise technique exhaustive du bâtiment.

Un diagnostic énergétique ne remplace ni un audit approfondi des installations, ni une étude thermique de conception, ni un contrôle de l'état des équipements.

La distinction entre ces différentes prestations restera essentielle pour les propriétaires souhaitant engager des travaux importants.

DPE 2027 : quelles conséquences pour la vente et la location d'un logement ?

Les évolutions réglementaires du 1er janvier 2027 concernent directement les propriétaires vendeurs et bailleurs.

Les nouveaux diagnostics établis à compter de cette date devront respecter les dispositions réglementaires applicables, notamment concernant les informations supplémentaires prévues par l'arrêté du 11 juin 2026.

Parallèlement, l'arrêté du 19 août 2026 prévoit une autre modification importante : l'abaissement du coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire, qui passera de 1,9 à 1,7.

Cette seconde évolution pourra modifier le classement énergétique de certains logements.

Il est essentiel de distinguer ces deux réformes complémentaires.

La première enrichit les informations contenues dans le diagnostic.

La seconde modifie un paramètre de calcul susceptible d'influencer l'étiquette énergétique.

Pour les propriétaires disposant déjà d'un DPE en cours de validité, l'évolution du coefficient électrique ne nécessitera pas systématiquement une nouvelle visite.

Une attestation actualisée pourra être obtenue gratuitement auprès de l'Observatoire DPE-Audit de l'ADEME, lorsque les conditions réglementaires seront réunies.

En revanche, cette attestation ne devra pas être confondue avec un nouveau diagnostic intégrant l'ensemble des informations supplémentaires prévues pour les DPE établis à partir de 2027. Légifrance

Diagnostic immobilier dans l'Eure : pourquoi anticiper les évolutions du DPE ?

Pour les propriétaires situés dans l'Eure, ces changements constituent une occasion de mieux comprendre les caractéristiques énergétiques de leur patrimoine immobilier.

Qu'il s'agisse d'une maison ancienne à Évreux, d'un pavillon équipé d'une pompe à chaleur à Nonancourt, d'un logement rénové à Verneuil d'Avre et d'Iton ou d'une habitation disposant de panneaux photovoltaïques, les nouvelles informations pourront présenter un intérêt différent selon les équipements et la configuration du bâtiment.

La réforme souligne également l'importance d'une identification précise des systèmes énergétiques.

Deux logements présentant une classe DPE identique peuvent disposer d'installations très différentes, notamment en matière de chauffage, de production d'eau chaude sanitaire et d'énergies renouvelables.

Les informations complémentaires prévues pour 2027 permettront de mieux décrire certaines de ces différences.

MSN Diagnostic Immobilier Eure accompagne les propriétaires dans la réalisation de leurs diagnostics de performance énergétique et de leurs audits énergétiques réglementaires.

L'analyse repose sur les caractéristiques du bâtiment, les équipements constatés et les justificatifs disponibles, conformément aux méthodes réglementaires applicables à la date de réalisation de la mission.

Conclusion : vers un DPE plus détaillé, mais toujours fondé sur une méthode conventionnelle

La réforme du Diagnostic de Performance Énergétique prévue au 1er janvier 2027 marque une nouvelle étape dans l'évolution de l'information énergétique des bâtiments.

L'introduction de la mention A0, la présentation plus détaillée des énergies renouvelables, l'évaluation de la durée de vie restante de certains équipements et les nouvelles informations relatives à la flexibilité énergétique témoignent d'une volonté d'élargir le contenu des diagnostics.

Ces évolutions permettront aux propriétaires et aux acquéreurs de disposer d'informations complémentaires sur les installations énergétiques présentes dans les bâtiments.

Elles ne modifieront toutefois pas systématiquement les performances thermiques calculées ni le classement énergétique de chaque logement.

La présence d'énergies renouvelables, l'ancienneté des équipements et les caractéristiques du système de chauffage devront toujours être interprétées dans le cadre précis de la méthode réglementaire.

Le DPE 2027 apportera donc davantage d'informations sur le fonctionnement énergétique des bâtiments, sans remplacer l'analyse technique nécessaire à la compréhension de leurs performances réelles.

Pour les propriétaires envisageant une vente, une location ou une rénovation, l'enjeu restera de disposer d'un diagnostic correctement établi, reposant sur des données fiables et des caractéristiques techniques justifiées.


Pour aller plus loin : comprendre le nouveau calcul du DPE 2027

La réforme du 1er janvier 2027 prévoit également une modification du coefficient de conversion de l'électricité, qui passera de 1,9 à 1,7.

Cette évolution pourrait permettre à certains logements d'améliorer leur classement énergétique sans réaliser de travaux.

Retrouvez notre article consacré à cette réforme :

DPE 2027 : votre logement pourrait gagner une classe énergétique sans travaux.




Sources officielles

Les principales dispositions présentées dans cet article sont issues des textes réglementaires suivants, consultés au 16 octobre 2026.

Arrêté du 11 juin 2026 — Légifrance

Texte réglementaire définissant les nouvelles informations à intégrer au DPE, notamment les énergies renouvelables, les équipements et la mention A0.

Arrêté du 19 août 2026 — Légifrance

Texte relatif à la modification du coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire, applicable au 1er janvier 2027.

Service-Public — Évolutions du diagnostic de performance énergétique

DPE

Diagnostic de Performance Énergétique (DPE)

Obligatoire pour toute vente ou location, il évalue la consommation énergétique du bien.

Validité : 10 ans

Norme : Méthode 3CL- Arrêté du 31 mars 20021

Tarifs
Diagnostic Amiante

Diagnostic Amiante

Obligatoire pour les biens construits avant 1997, ce diagnostic détecte la présence d’amiante.

Validité : 3 ans (si présence d'amiante)

Norme : NFX 46-020 - Arrêté du 12 décembre 2012

Tarifs
Diagnostic Électricité

Diagnostic Électricité

Contrôle des installations électriques de plus de 15 ans pour prévenir les risques.

Validité : 3 ans (vente) - 6 ans (location)

Norme : NFC 16-600 - Arrêté du 28 décembre 2017

Tarifs
Diagnostic Gaz

Diagnostic Gaz

Évaluation des installations de gaz de plus de 15 ans pour éviter les fuites et dangers.

Validité : 3 ans (vente) - 6 ans (location)

Norme : NFX 45-500 - Arrêté du 18 novembre 2013

Tarifs
Diagnostic Termites

Diagnostic Termites

Vérification de la présence de termites dans les zones à risque définies par arrêté préfectoral.

Validité : 6 mois

Norme : NFP 03-201 - Arrêté du 7 décembre 2012

Tarifs
Diagnostic PLOMB

Diagnostic Plomb (CREP)

Vérification de la présence de plomb dans les peinture à risque définies par arrêté préfectoral

Validité : 1 ans (vente) - 6 ans (location)

Norme : NFX 46-030 - Arrêté du 19 aout 2011

Tarifs
Diagnostic ERP

Diagnostic ERP (État des Risques et Pollutions)

Analyse des risques naturels, miniers et technologiques affectant le bien immobilier.

Validité : 6 mois

Norme : Article L.125-5 du code de l'Environnement

Tarifs

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